Renaissance


Ma vie d’artiste a débutée sur un lit d’hôpital un jour du printemps 1977.

Après avoir passé 7 années à flirter avec les divers dangers que l’on peut rencontrer en haute montagnes, une sournoise hémorragie venais de me faire frôler la mort. Mon corps plein d’énergie allait devoir affronter le chalenge d’un repos forcé de plusieurs mois.
Une fée vint à mon secours. Se penchant sur mon lit, elle m’offrit des pinceaux et de la peinture tout en me suggérant de commencer à peindre. La proposition étant tellement saugrenu que je me lançais dans l’aventure. Trois jours plus tard ma vie avait basculée, je su que j’allais être artiste, je me lançais à corps perdu dans cette nouvelle vie.
il fallut rattraper le temps perdu, apprendre, découvrir, retourner à l’école. et explorer ce monde merveilleux qui s’ouvrait à moi.

C’est ainsi que la peinture est entrée dans ma vie.

Je redécouvrais une vie parisienne tout autre que celle que j’avais abandonné 7 ans auparavant pour vivre en montagne. Je découvrais le monde des musées et des expositions avec l’avidité d’un jeune artiste. C’était désormais le monde dans lequel j’évoluais. Un univers nouveau que j’abordais sans la moindre appréhension. Mes expériences montagnardes m’avait donné une certaine confiance. J’avais affronter des ascensions périlleuses, cela me donnait une certaine force et une confiance en ce que je voulais faire.

J’ai vécu une enfance sans peinture, au moment ou tous les enfants peignent. Un véritable blocage qui m’interdisait toute expression. Nous allions voir de nombreuses expositions et je passais pas mal de temps dans les musées accompagnant mon père ébéniste passionné par l’histoire des styles. J’avais un ami très habile qui manquait d’idées et d’inspirations pour sa peinture, je lui suggérais des sujets qu’il exécutait sous mes conseils. Il était la main, j’étais la tête. Je crois avoir compris le pourquoi de ce blocage, des années après. Ma mère était une femme merveilleuse mais très directive, je crois que je ne voulais préservé mon jardin secret. J’ai du attendre qu'une autre femme me suggère de peindre.
Mon univers à une certaine naïveté enfantine dont les racines proviennent probablement de cette impossibilité de peindre lorsque j’étais enfant.


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