TRÉSORS

Je possède un trésor inestimable qui s’enrichit au hasard de rencontres. On attribut à Picasso la phrase “Je ne cherche pas, je trouve”, il serait possible de l’appliquer à mon trésor. Composé de vieux papiers de toutes origines, les plus anciens sont des parchemins du 17 eme siècle, sa seule contrainte est la boite en bois qui leur sert d’écrin.

Minutes d’actes notariés (copies d’archives manuscrites), vieux journaux, lettre ou comptes, courriers, cartes, papier de sachets de thé, papier carbone, emprunt Russes…

La semaine dernière une visiteuse m’a donné des vieux journaux genevois du début du 20 eme siècle.

Tous ces vieux papiers attendent patiemment de se transformer en collage et de découvrir une nouvelle vie. Ce que je recherche dans ces anciens documents c’est qu’ils ont eu une histoire, le temps qui passe les a marqué, usé, jaunis. Ils ont eu un sens fort à un moment qui a aujourd’hui disparu. Certains ont eu des fonctions banales, d’autres plus importantes, voir tragiques. Je les déchire pour leur donner une nouvelle vie. Ils vont me raconter une histoire, leur nouvelle histoire.

La déchirure est importante, c’est elle qui va me dicter la forme en un certain jeux de hasard avec lequel je vais devoir composer. Bien que je pratique cette technique depuis bientôt quarante années, jc’est toujours une surprise, une aventure, un mystère lorsque l’image apparait.

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Anthropomorphés

Tout ce qui nous entoure est vivant, les arbres, les maisons, les montagnes, même les peintures, il suffit de leur parler ou de les écouter.

Les 10x15

Les 10x15 des feuilles de sachets de thé
Il y a de cela quelques années, lors d’un vernissage, on me présenta une artiste, dialogue classique - Salut, tu fais quoi ? - Je travaille avec des sachets de thé … et puis .. elle disparue absorbée par la foule du vernissage et des amis qu’elle retrouvais. Je la vis disparaitre sans en savoir plus. Le lendemain matin en buvant mon thé, dubitatif, je regardais mon sachet de thé pensant à ma brève rencontre de la veille. Le dépiautant, je retirai la petite ficelle et le thé infusé pour découvrir une fragile feuille décolorée par la théine, de l’épaisseur d’une feuille de papier de cigarette. Je la laissais séché et recommençais durant quelques jours. Les feuilles avaient des taches aléatoires plus ou moins foncé en mesure du temps ou elle étaient resté dans la tasse

Ce fut le début d’une aventure autour d’un format et du temps qui passe.
L’artiste à qui je dois cette découverte, était Brigitte Ritschard je l’ai retrouvée quelques années plus tard aux Apartes de Saint Jorioz.


Ma palette

Mon père m’avait fait un joli petit meuble pour ranger mes peintures et mes pinceaux avec un emplacement pour mélanger mes couleurs.

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